Je suis vraiment fatiguée et je suis dans un creux hormonal. Faut pas trop que j'arrête de bouger, sinon je me mets à penser à ce qui va mal et ça me fait dépressionner sans bon sens. Quand je pense à l'école par exemple. C'était la rentrée des profs aujourd'hui et ça me rend triste de ne pas en avoir fait partie. Quand je pense que mon seul espoir c'est quelques petites journées de suppléance pendant les formations des profs de français, je trouve ça pathétique.
Je pense que j'ai vraiment raté mon coup. Pas drôle de regarder les dernières années et d'en conclure qu'on n'a pas pris le bon chemin. J'aurais donc dû faire ma technique ambulancière. J'aurais une job (déjà juste ça je serais vraiment plus avancée que maintenant), je travaillerais en fou et ce serait quelque chose qui me ferait vraiment triper. Dans une coupe d'années, j'aurais pu enseigner au cégep et former les futurs paramedics. De toutes façons, on manque toujours de gens du métier pour revenir enseigner au cégep. J'aurais donc eu le meilleur des deux mondes: une job tripante à 100 à l'heure pendant mes jeunes années, puis une job stable avec les vacances et les avantages par la suite.
Mais bon, on ne peut pas revenir en arrière et c'est pas vrai que je retourne aux études. Je ne pourrais pas y aller à temps plein parce que je dois travailler, et à temps partiel non merci, je ne veux pas finir dans 10 ans non plus... Sans compter que je me suis assez fait suer à faire mon bac de vidange (comme on l'appelle entre nous), il n'est pas question que j'aille fait ça pour rien. Donc j'attends que le monde se décide à se reproduire pour peupler nos écoles. Je comprends maintenant comment les curés se sont sentis quand ils ont vu que leurs églises se vidaient et qu'ils n'auraient bientôt plus de travail!
En attendant, c'est certain que je travaille au moins à l'auberge. J'y étais toute la journée, encore en formation. Il ne me reste que 15h de formation à faire, et je vais travailler seule par la suite. Dès lundi le 1er septembre en fait! Je crois que je n'aurai pas le choix de travailler au moins un jour de semaine, et je n'aurai pas plus que 24h par semaine, sauf exception. Au moins, la fille qui fait les horaires ces temps-ci est consciente qu'on a toutes besoin de gagner notre vie alors elle va nous séparer les heures qui restent également.
C'était le party d'employés ce soir. Ça faisait bizarre d'y aller vu que je travaille là depuis 15h seulement! Mais ça m'a permis de me présenter, de voir tout le monde. C'était bien plaisant, à part qu'on a gelé sur la plage au bord du lac! Aucun bon sens. J'avais un foulard, une doudoune sans manches et un tricot et j'étais gelée bord en bord. Hier il faisait genre 30, aujourd'hui à peine 15... C'est à n'y rien comprendre.
Je pense que j'ai vraiment raté mon coup. Pas drôle de regarder les dernières années et d'en conclure qu'on n'a pas pris le bon chemin. J'aurais donc dû faire ma technique ambulancière. J'aurais une job (déjà juste ça je serais vraiment plus avancée que maintenant), je travaillerais en fou et ce serait quelque chose qui me ferait vraiment triper. Dans une coupe d'années, j'aurais pu enseigner au cégep et former les futurs paramedics. De toutes façons, on manque toujours de gens du métier pour revenir enseigner au cégep. J'aurais donc eu le meilleur des deux mondes: une job tripante à 100 à l'heure pendant mes jeunes années, puis une job stable avec les vacances et les avantages par la suite.
Mais bon, on ne peut pas revenir en arrière et c'est pas vrai que je retourne aux études. Je ne pourrais pas y aller à temps plein parce que je dois travailler, et à temps partiel non merci, je ne veux pas finir dans 10 ans non plus... Sans compter que je me suis assez fait suer à faire mon bac de vidange (comme on l'appelle entre nous), il n'est pas question que j'aille fait ça pour rien. Donc j'attends que le monde se décide à se reproduire pour peupler nos écoles. Je comprends maintenant comment les curés se sont sentis quand ils ont vu que leurs églises se vidaient et qu'ils n'auraient bientôt plus de travail!
En attendant, c'est certain que je travaille au moins à l'auberge. J'y étais toute la journée, encore en formation. Il ne me reste que 15h de formation à faire, et je vais travailler seule par la suite. Dès lundi le 1er septembre en fait! Je crois que je n'aurai pas le choix de travailler au moins un jour de semaine, et je n'aurai pas plus que 24h par semaine, sauf exception. Au moins, la fille qui fait les horaires ces temps-ci est consciente qu'on a toutes besoin de gagner notre vie alors elle va nous séparer les heures qui restent également.
C'était le party d'employés ce soir. Ça faisait bizarre d'y aller vu que je travaille là depuis 15h seulement! Mais ça m'a permis de me présenter, de voir tout le monde. C'était bien plaisant, à part qu'on a gelé sur la plage au bord du lac! Aucun bon sens. J'avais un foulard, une doudoune sans manches et un tricot et j'étais gelée bord en bord. Hier il faisait genre 30, aujourd'hui à peine 15... C'est à n'y rien comprendre.
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