De retour à Montréal, pour un séjour beaucoup plus bref cette fois par contre. Même pas 24 heures! J'avais pas de cours cet après-midi, alors je suis montée tranquillement. Papa et maman arrivent cette nuit de Cuba et on repart demain matin. Je vais pouvoir aller nager demain, ENFIN!
J'ai pas fait grand chose de ma soirée. J'ai été au centre-ville manger de l'indien (miam!) et corriger un peu au Starbuck's... Mais je me suis tannée vite. Il n'était pas très chaleureux!!! Je suis revenue prendre ça relax à l'hôtel, à défaut de savoir quoi faire de mieux.
J'ai lu une bribe d'entrevue qui m'a fait réfléchir ce soir. Jean Leloup qui s'exprimait sur les artistes d'aujourd'hui dans le domaine musical. En gros, j'étais assez d'accord avec ses propos au sujet du manque de substance. On s'entend que ces dernières années, le Québec en a produit de la pollution auditive! La pop vomi, on est bons là-dedans... Leloup soulevait entre autres qu'on ne produit pas de textes contestataires ou dénonciateurs et il en est très déçu. Ma réflexion commence là.
Je n'arrive pas à savoir si je partage ses sentiments sur ce point. J'aime les textes lourds de sens. Ce n'est pas pour rien que pendant 5 ans j'ai eu les paroles d'une chanson de Loco Locass peintes sur ma porte de chambre! D'ailleurs, je la connais toujours par coeur Malamalangue :) Mais je ne relie pas ça nécessairement à la contestation. Pour moi, une chanson comme Comme tu l'as demandé de Laurence Jalbert c'est impreigné d'un message fort qui me brasse. Mais peut-être que c'est moi qui saisit mal le concept. Peut-être que j'associe trop facilement la contestation à la politique, quand au fond, une chanson sur la violence conjugale est tout aussi dénonciatrice. J'ai aussi tendance à penser que si ça «bûche» pas, ça ne conteste pas...
Sauf que j'en reviens à me demander pourquoi j'écoute de la musique. Je peux comprendre qu'un gars comme Leloup soit choqué de voir tant de mauvaise musique «pogner». Mais la majorité des gens veulent se divertir, mettre un bruit de fond... Certainement qu'ils peuvent aussi le faire sur une musique plus engagée. Mais je me mets à la place d'un artiste qui compose une chanson lourde de sens et qui voit un paquet de monde danser dessus ou la mettre en sourdine sans même y porter attention, et me semble que ça m'insulterait encore plus! Alors peut-être que ça prend les deux pour avoir un peu de perspective.
Je sais que personnellement, j'écoute du québécois majoritairement pour me divertir. J'aime quand Vincent Vallières me parle de son Atari et me donne envie de foncer parce que L'Avenir est plus proche qu'avant. Et j'aime ça que les Cowboys m'emmènent dans un monde parallèle peuplé de Gina Pinard et de Guy Lafleur le plombier! Et que dire des Colocs qui ont si bien chanté Paysages de Beaudelaire... Mais c'est vrai que j'adore aussi pester contre les Médiatribes avec Loco Locass! Et même s'il est sûrement considéré comme un soft, ça me rend toujours fière d'entendre Michel Rivard parler le la langue française, Le Coeur de [sa] vie, en souhaitant «que jamais elle ne meurre, que jamais on l'oublie»...
Bref, je ne réglerai pas le sort de la musique au Québec ici ce soir. Mais j'aime écouter de la musique, et j'aime réfléchir sur elle tout autant. Même si ce n'est pas du tout québécois, je vous laisse sur un couplet de Gift of the trees de Xavier Rudd. Je l'ai vu deux chanter cette chanson-là deux fois avec tout autant de fiel, et je dois dire que j'ai facilement ressenti et partagé sa rage. En terme de contestation... Et ce que j'aime, c'est qu'il ne cherche même pas à mettre la faute sur les autres.
I'm disgusted at times by the things that I see
Like mountains with holes where trees used to be
And I'm disgraced here and then when I look to the sea
The pollution we feed her well some comes from me...
J'ai pas fait grand chose de ma soirée. J'ai été au centre-ville manger de l'indien (miam!) et corriger un peu au Starbuck's... Mais je me suis tannée vite. Il n'était pas très chaleureux!!! Je suis revenue prendre ça relax à l'hôtel, à défaut de savoir quoi faire de mieux.
J'ai lu une bribe d'entrevue qui m'a fait réfléchir ce soir. Jean Leloup qui s'exprimait sur les artistes d'aujourd'hui dans le domaine musical. En gros, j'étais assez d'accord avec ses propos au sujet du manque de substance. On s'entend que ces dernières années, le Québec en a produit de la pollution auditive! La pop vomi, on est bons là-dedans... Leloup soulevait entre autres qu'on ne produit pas de textes contestataires ou dénonciateurs et il en est très déçu. Ma réflexion commence là.
Je n'arrive pas à savoir si je partage ses sentiments sur ce point. J'aime les textes lourds de sens. Ce n'est pas pour rien que pendant 5 ans j'ai eu les paroles d'une chanson de Loco Locass peintes sur ma porte de chambre! D'ailleurs, je la connais toujours par coeur Malamalangue :) Mais je ne relie pas ça nécessairement à la contestation. Pour moi, une chanson comme Comme tu l'as demandé de Laurence Jalbert c'est impreigné d'un message fort qui me brasse. Mais peut-être que c'est moi qui saisit mal le concept. Peut-être que j'associe trop facilement la contestation à la politique, quand au fond, une chanson sur la violence conjugale est tout aussi dénonciatrice. J'ai aussi tendance à penser que si ça «bûche» pas, ça ne conteste pas...
Sauf que j'en reviens à me demander pourquoi j'écoute de la musique. Je peux comprendre qu'un gars comme Leloup soit choqué de voir tant de mauvaise musique «pogner». Mais la majorité des gens veulent se divertir, mettre un bruit de fond... Certainement qu'ils peuvent aussi le faire sur une musique plus engagée. Mais je me mets à la place d'un artiste qui compose une chanson lourde de sens et qui voit un paquet de monde danser dessus ou la mettre en sourdine sans même y porter attention, et me semble que ça m'insulterait encore plus! Alors peut-être que ça prend les deux pour avoir un peu de perspective.
Je sais que personnellement, j'écoute du québécois majoritairement pour me divertir. J'aime quand Vincent Vallières me parle de son Atari et me donne envie de foncer parce que L'Avenir est plus proche qu'avant. Et j'aime ça que les Cowboys m'emmènent dans un monde parallèle peuplé de Gina Pinard et de Guy Lafleur le plombier! Et que dire des Colocs qui ont si bien chanté Paysages de Beaudelaire... Mais c'est vrai que j'adore aussi pester contre les Médiatribes avec Loco Locass! Et même s'il est sûrement considéré comme un soft, ça me rend toujours fière d'entendre Michel Rivard parler le la langue française, Le Coeur de [sa] vie, en souhaitant «que jamais elle ne meurre, que jamais on l'oublie»...
Bref, je ne réglerai pas le sort de la musique au Québec ici ce soir. Mais j'aime écouter de la musique, et j'aime réfléchir sur elle tout autant. Même si ce n'est pas du tout québécois, je vous laisse sur un couplet de Gift of the trees de Xavier Rudd. Je l'ai vu deux chanter cette chanson-là deux fois avec tout autant de fiel, et je dois dire que j'ai facilement ressenti et partagé sa rage. En terme de contestation... Et ce que j'aime, c'est qu'il ne cherche même pas à mettre la faute sur les autres.
I'm disgusted at times by the things that I see
Like mountains with holes where trees used to be
And I'm disgraced here and then when I look to the sea
The pollution we feed her well some comes from me...
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